D’abord merci !

lundi 20 août 2007, par mko

C’est banal mais on peut commencer ce bloc notes par vous remercier d’être venus pour ces trois jours de vrais échanges. Quel bonheur ! Même le temps nous a épargné.

La plupart des débats et des concerts seront disponibles sur ce site dans la rubrique Voir Ecouter en intégralité en fichiers mp3 et Ogg avant fin août. Un film sera également mis en ligne un peu plus tard, le temps de récupérer les séquences de chacun et de le monter.

Et puis à vous de critiquer à présent. Ou simplement d’exposer vos messages sur cette page qui va tenir lieu de bloc-notes.


Voici aussi quelques retours d’intervenants à la fête du libre :


Tournesol (lettre aux intervenants)

(…)

Nous vous remercions tous mille fois de votre implication, de votre aide, de votre disponibilité et de votre amour du partage.

Tout n’a évidemment pas été facile. Il est certain que, ayant invité des individus gravitant dans des mondes parfois très différents, certains heurts, certaines mécompréhensions aient pu voir le jour.

Nous en avons relevé parfois (fête de la nuit se prolongeant trop sur le jour pour certains, mécompréhension d’autres pour l’organisation de débats, forme jugée trop magistrale et figée, et tant d’autres…). Nous avons tâché au plus possible d’accomoder toutes ces réclamations.

Mais nous sommes particulièrement satisfaits que la tentative n’ait pas tout bonnement échoué, et que plusieurs mondes aient réussi à se rencontrer et à échanger autour de ces notions communes de libre et de non marchand, que nous partageons tous, au delà de nos différences.

Nous restons personnellement sur le souvenir d’une fête très réussie, avec des moments très intenses, en journée comme en soirée.

Vient l’heure des bilans, des comptes-rendus, des rapports, et des pensées pour le futur. Que faire, qu’en faire ? Ensemble ? Ailleurs ?

(…)


Ben (Veni Vidi Libri, Framasoft)

"(…) Encore un grand merci à vous tous, et bravo pour l’organisation de cet événement : il ne demande qu’à se poursuivre les autres années ^_^ (…) Tu as très bien résumé l’évènement dans ton mail de << conclusion >>, et je pense que c’était sans conteste une vraie réussite. (…)"


Rico Da Halvarez (Dogmazic)

"Nous vous remercions pour votre accueil et la qualité des gens que vous avez réuni ! Vivement la prochaine, on est motivés pour participer à son élaboration !! (…) Nous gardons tous un excellent souvenir de cette fiesta vraiment géniale, merci encore :-)"


Janfi (Sarkofiottes)

"salut les apaches !!! encore bravo pour tout… c’était géant… un super moment pour tout le monde… que des enragés du libre… nous avons les moules pour une société nouvelle s’ils n’en veulent pas on l’a prendra quand même !!! no pasaran !!! llevamos un mondo nuevo en nuestros corazon… hasta la victoria !!! nike la bac nike le quartier !!! nike tout !!! sarkofiottes balai à chiotte !!!"


Jean-Claude Lalanne (Le Prince Ringard)

"(…) Encore merci pour la soirée. Nous n’avons pas de critiques particulières. On a passé un excellent moment. On n’avait d’ailleurs aucune idée préconçue. JC. Original"


Camille (Biapi, Géodôme)

"(…) Ravis d’avoir été invité
Ravis d’avoir participé
Ravis d’avoir partagé
Beaucoup de rencontres (meme si nous nous sommes a peine croisés)
Beaucoup de bons moments
Du point de vus de la scéno (puisque c’est mon taf) ya beaucoup à faire
Pour les confs j’ai regretté le coté déstructuré anecdotique (Delarue ..)
J’aime au contraire écouter les conférences magistrales
Des universitaires qui parlent comme des livres
La liberté, la société, historique des mouvement libertariens
C’est important de comprendre d’où l’on vient
Je sais que ça peu faire un peu scolaire (université d’été)
Ca peut une bonne introduction pour aller ensuite bavarder
(bar à parlottes super !!)

C’est rassurant qu’on puisse encore faire des choses a partir de rien juste avec de l’énergie potentielle
c’est encourageant aussi, motivations mises bout à bout…
même si au final les individus se réveillent
le libre, le rêve n’est que de courte durée…"


David (Foo)

"(…) adio je tenais à le dire moi aussi j’ai trouvé ça énorme en tous sens, de l’action, des debats, du visuel, de la joie, de l’entraide, des sourires sur toutes les tetes, et la musik avec des musiciens libres
en autogestion c’est trop bon
le festoche a pris une ampleur et une efficacité à la mesure du libre
encore super grand merci a l’élaboratoire
je vous aimes les gars
quoi les filles aussi :))
et les troglo avec votre joie de vivre merci encore
je vous aimes tous :))
et sans oublier l’orga "goutte d’eau " merci encore pour tout votre bonheur, votre amitié et de votre confiance
c’etait super bon
je vous aime tous
muxu a tous et à tres vite

foo "


Quelques réactions récoltées auprès de diverses personnes à La Villa (Rennes)

- "C’était très réussi !"
- L’occupation du terrain aurait pu être mieux pensée (moins "rectangulaire", plus mystérieuse, moins immédiatement saisissable)
- Les discussions étaient un aspect fondamental de cette fête : "Les gens ont besoin de parler !"
- "C’était super ! C’étaient mes vacances !"
- "Dès que tu fais un truc, tu ne peux jamais plaire à tout le monde, yen aura toujours qui auront à redire !"
- C’était très bien !
- Cet événement marque un nouveau départ collectif pour pas mal de groupes présents pour les 10 prochaines années.
- "Aucun regret, que du plaisir !"
- Le "tout musique libre" est peut-être un peu trop restrictif et empêche certaines initiatives.
- La soirée du vendredi soir aurait mérité une programmation plus eclectique. Elle a donné lieu à un public un peu "consommateur" et pas assez impliqué le lendemain


Julo (VJ 20/20)

"C’était excellent ! On en redemande ! Viendez à Vesoul voir notre fête du libre à nous ! 29 et 30 2007… Autour de Vesoul (Far Est), même shéma, même clique du libre !!! Biz à tous et à bien’…"


Lionel Pourteau

"Une totale réussite !"


Thierry (System nomad)

"Je suis bien content de ce we en bretonie, j’y ai rencontré de bien belles personnes donc je serai surement amené prochainement à vous rendre visite (notament jpense qu’un passage à la villa s’impose…)."


Xavier (recupe.net)

On est tres content d’y être allé :
- d’une part par rapport à RECUPE, car c’était la 1ère fois qu’on descendait physiquement RECUPE sur le terrain (qui plus est, de Didier !) et ça nous a apporté beaucoup
- d’autre part, parce que c’était effectivement bien vu et je trouve que RECUPE s’intègre effectivement dans la philosophie du Libre.
- enfin, parce qu’il y avait des choses forts interessantes et sympas !

Pour avoir participé à certaines organisations d’évènement, j’ai mesuré votre sérieux et professionnalisme par rapport à ça : vous avez assuré comme des bêtes !

Ce qui m’amène à la 2de partie de ma reflexion : Le festival et plus precisément les débats ont montré que le Libre n’est pas qu’une utopie de doux rêveurs ou marginaux, mais que ça peut être un modèle économique perenne, complémentaire au modèle actuel.

Mais pour ça, il faut diffuser l’info et j’ai l’impression que là, tous les visiteurs ou presque étaient : - soit déjà des convaincus - soit des gens venus pour le festif

Il faut maintenant convaincre tout le reste de la population ! (a ce propos, du stand recupe qui était à l’entrée du terrain, on a vu des familles arriver dimanche matin suite à l’article dans leur journal … et repartir illico à la vue de 2-3 punk se balladant à 10h du mat avec leur pack et leurs chiens -> c’est dommage !).

L’idée de rassembler différents ’mondes’ est excellente, mais je ne suis pas certain qu’en s’efforçant de conjuguer (ce qui en plus ne devait pas être simple) un côté festif (avec music et public tres ciblé) et un côté ’reflexion’, le ’festif’ et la ’reflexion’ y aient gagné…

T’as des gens (intervenants ou publics) qui peuvent venir pour des tas de raisons différentes. Moi, le côté festif, j’adore et j’ai passé des années à cotoyer les milieux les plus divers et me biturer toutes les nuits, mais là à Sarzeau, j’étais pas venu pour ça et j’ai trouvé que le côté festif (plus precisemment, ce type de musique) prenait trop de place : dimanche, j’avais la tête grosse comme une pasteque et était content de m’éloigner de ces rythmes qui me martellaient depuis vendredi. A propos de musique, tous ces groupes qui se baladaient et jouaient à l’air libre (accordeon, violon, percus, etc), c’était une super idée et j’en garde de tres beaux souvenirs.

Bon ! Voilà un 1er retour ! Ceci dit, autant je ne ferais peut-être pas 400 bornes si vous organisez un festival festif de musique ’indus’ ou ’dub’ (excusez, je n’y connais rien), autant vous pouvez compter sur moi (sur place et sur paris) pour participer à cette grande aventure qu’est la diffusion de la philosophie du Libre…

A bientôt donc Xavier

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32 Messages de forum

  • Notes en vrac sur la "Fete du libre 2007" (56)

    24 août 2007 22:18, par www.rzr.online.fr

    Quelques notes et références sur la Fete Du Libre 2007 …

    Les notes sont plus ou moins mise a jours a : http://rzr.online.fr/q/libre.fr

    Soyez indulgent, c’est juste un premier jet, n’hésitez pas a poser des questions si c’est pas du tout clair pour vous …

    Voir en ligne : http://rzr.online.fr/q/libre.fr

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  • Diggers

    27 août 2007 09:50
    Merci aux organisateurs et participants. J’ai été prendre un petit bol d’air frais le samedi, trop vite…Mais ce n’est que partie remise…. A ceux pour qui l’esprit digger existe encore, même parfois sans le savoir, une doc est disponible et une autre en préparation à l’occasion du trentième anniversaire de la mort de Emmett Grogan (avril 1978) en collaboration avec Max Grogan, je l’espère. Je suis intéressé par toutes les initiatives autour du "gratuit" et du"libre" . Les diggers avaient une Free shop virtuelle. Cela existe-t’il en france. Quelqu’un d’intéressé ? Un forum pour rester en contact ? Ici ? ailleurs ? A plus ? Didier

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    • Diggers 27 août 2007 16:57, par Lydie

      Un groupe "Diggers des champs et des bois" existe en France. Trop petit pour s’occuper de tous les aspects de la vie, nous nous concentrons pour l’instant sur les graines…. Je représentai le groupe à la fête, nous nous sommes sûrement croisés… A plus…………

      Merci encore à tous pour ces 3 jours !

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      • Diggers 28 août 2007 09:00
        Salut Lydie, J’ai vu les présentations sur les "Diggers des champs et des Bois" et ai laissé mon mail. Trop petits localement, sans doute. Trop isolés aussi. "Un autre cadre de référence : L’homme est un animal qui vit en troupeau. Ecologiquement, le troupeau est un moyen de défense. Il est aussi chaud et réconfortant dans le noir." Ecrit Digger "A la Recherche d’une Référence", Berkeley Barb, 25 Nov. 1966

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  • D’abord merci !

    27 août 2007 12:14

    merci pour cette fete constructive et joyeuse !!! ce melange des genres et cette liberte m’ont rappelle de bons souvenirs que je croyais revolus… J’ai profite pleinement de ces trois jours echangeant infos et connaissances avec le max de gens… Un petit skwatt echange de fichiers docs et fichiers alter et activiste c’est monte dimanche dans une yourte (des millions de fichiers connectes ensembles) ,un vrai regale !!! bref que du bonheur , a refaire !!!!

    j’ai glisse qqs fotos sur : http://ctac.forumactif.com/oO-ReliK-UndergrounD-Oo-c5/Reports-et-Photos-f5/report-fete-du-libre-bzh-t777.htm

    renan

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    • Merci !! 29 août 2007 13:54

      Un grd merci a tte l’equipe d’organisation !! aux artistes !! aux benevoles !! aux animateurs !! enfin un festival qui rassemble ttes les alternatives… sourire

      Pour moi ca reste le concept ultim d’un festival alternatif !!

      Ola

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      • La Dé-fête du Libre 2 septembre 2007 00:27

        Appâtée par le joli titre de votre fête : LIBRE, je m’y suis rendue pour, dans mon intention première, célebrer le libre sous toutes ses formes… Et bien je me suis faite recevoir par un aréopage d’animateur/trices bien pensantE et patentéEs qui ont tout de suite cherché à me classifier en tant qu’intervenante ou cliente… Bien en peine de me situer car bien décidée à me sentir libre d’intervenir et pas uniquement de consommer je me suis dite qu’ils/elles ne savent pas ce qu’ils/elles font. Mais ma surprise n’a fait que croitre de stand en stand lorsque de pauvres bénévoles mendiantEs me tendaient la main dans l’attente de mon frik… l’accès au bar n’étant pas libre, servir au bar non plus, jusqu’à ce que les troglobienNEs m’ouvrent leurs bras. EulleS au moins ils/elle ne comptaient ni leurs efforts ni mon frik. Idem pour l’accès aux platines ou à la scène, dire qu’il à fallut se coltiner les paires de burnes à crête (nous dire de toucher notre chatte) et autres buissnesman-ethik névrosés (Misshellium) d’attaquer la banque eux qui pleuraient des micros volés… je flipe. Désolée de ne pas seulement être une consommatrice de Max l’Avar et surtout qu’aucun des débats ne traite du libre lui-même mais uniquement de ses sous-produits, réqupéré par l’esprit mercantil de ses vendeur/euseS. Le LIBRE c’est tout les jours et ca ne saurait se contenter de faire joli dans la vitrine spectaculaire de votre festival.

        Ps : vous connaissez les Diggers ???

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        • Dé-fête du Libre, si tu veux… 2 septembre 2007 09:32, par Tournesol

          Certes, de nombreuses opinions se cottoient dans cette sphère du libre… Que te répondre ? Ta vision de notre truc ne changera pas, je pense, et c’est tant mieux… J’apprécie assez et comprends certains points de ton argumentation. Je ne supporte pas par contre ton ton de donneuse de leçons, ce que nous ne sommes pas aptes à être, autant que toi ! Je tente une réponse :

          D’une part les Sarkofiottes (les fameux crétus dont tu parles) sont tout sauf des machos couillus. Si tu avais écouté les paroles de "Touche ta chatte", et toutes les autres chansons, tu aurais probablement mieux compris, mais peut-être faut-il aussi un minimum de second degré pour cela… Tes propos me font penser à une demoiselle qui, pendant le festival, nous parlait de ce groupe en ces mêmes termes et qui, le lendemain, arborait fièrement un t-shirt du Wu-tan Clan, gangsta rapeurs phallocrates (peut-être d’ailleurs te reconnais-tu dans cette description ?). Parfois l’extrémisme fait oublier le second degré.

          D’autre part nous disposions sur le site de pas moins de deux scènes libres (géodôme et chapiteau de La Villa), sans programme précis, et qui étaient susceptibles d’accueillir les DJs et musiciens de passage. Oui, la grande scène était organisée, planifiée, réglée (quoique pas mal chaotique malgré tout, nous sommes des amateurs, pas des régisseurs pro et n’ayant aucunement envie de le devenir…). Nous n’y voyons aucun mal, aucune entorse au principe du libre, dans le sens en plus où les deux systèmes étaient proposés. Beaucoup de gens, y compris parmi les aristes, aiment savoir qui joue quand. Faut-il aussi leur supprimer cette satisfaction dans ta vision du libre ? Parfois l’extrémisme supprime aussi le plaisir.

          Ensuite, la main tendue pour accueillir un prix libre est un choix conscient : nous n’obligeons pas non plus à donner ce faisant, mais nous rappelons ce principe du prix libre à ceux qui étaient moins familiarisés (et il y en a eu beaucoup à cette fête, comme nous en avions d’ailleurs la volonté, pour ne pas rester entre nous, comme dans une secte). Nous n’avons à la base (toujours) pas un rond en poche, et beaucoup de frais ont été engagés sur l’événement (oui, je parle thunes, là, on ne va pas s’en cacher, les boissons, la bouffe, tu dois savoir ça, ça coûte de l’argent). Prendre le risque de laisser une boîte de prix libre sur un événement de cette ampleur, ou pire, laisser tout le monde (se) servir au bar, tu le tenteras si tu veux, mais pas nous… Nous l’avons largement pratiqué en d’autres occasions, dans des milieux plus sensibilisés (squats, etc.) ou dans des contextes plus restreints. Si nous étions de notre poche sur cet événement, les répercussions se seraient prolongées sur des mois, et les artistes et les intervenants qui le souhaitaient n’auraient pas été défrayés. Parfois, l’extrémisme conduit à l’auto-destruction. Toutefois, si tu arrives à nous prouver que cela peut fonctionner sur un événement de cette ampleur, je m’incline. Invite-nous ! Pour le moment, cette manière de faire a donné pour résultat 0 euros de bénèf (il n’en était aucunement question !) et la possibilité de tout rembourser et de défrayer tous ceux qui le souhaitaient, ni plus, ni moins… Parfait, quoi…

          Aussi : par rapport au minimum (minimum !!!) d’organisation que nous souhaitions mettre en place (organisation, c’est un gros mot, pour toi ?), notamment par respect pour Didier et Nathalie, agriculteurs bio qui ont eu la gentillesse de nous prêter leur terrain, nous avons séparé un parking pour les intervenants/stands/artistes (qui ont besoin d’aller à leur véhicule chercher des choses rapidement, et qui parfois sont heureux de les savoir plus en sécurité, oh, encore un gros mot !) et un parking pour les gens qui n’amenaient pas de stands, d’instruments, de choses à porter… D’où la question qui a dû t’être posée au début… Difficile à comprendre ? Difficile à admettre ? Parfois, la remise en cause de toute chose ne les rend pas plus simple mais beaucoup plus compliquées…

          Sur les débats, je suis râvi de constater que tu penses que nous présentions des initiatives mercantiles. Je ne nous savais pas autant dans l’erreur !!! Rien à répondre là-dessus. Je pense simplement que pas mal de gens qui se donnent corps et âmes à leur combat, tout cela bénévolement (biodoversité, autoconstructions, art libre etc.) apprécieront grandement tes propos. Parfois, l’extrémisme rend totalement sectaire.

          A propos de Miss Helium, je passe sur ce que l’on peut dire du groupe sur les potins et magazines people de l’underground (que tu as l’air de bien connaître). Simplement je reprendrai tes propos sur le vol des 6 micros : oui, on nous a piqué 6 micros… 6 micros amicalement prêtés pour l’événement. L’équivalent de 700 à 800 euros… Oui, je reparle de thunes… Entre parenthèse, c’est en gros ce sur quoi je peux compter sur 1 mois et demi, 2 mois (des fois qu’il te vienne l’idée aussi de nous juger comme des bobos, des riches ou des fils de riches)… Tu ne trouves pas normal que l’on en parle sur scène (Miss Helium ou pas) ? Tu crois qu’on va les faire revenir par magie, ces micros ? Tu crois qu’on a les épaules pour assumer ce genre de vol ? Grâce à ce message, certains nous ont versé des cotisations pour les rembourser, et on les en remercie vivement, Miss Helium comme ces donateurs… Parfois l’extrémisme rend con et revanchard (comme si tu trouvais que c’était bien fait pour nous)…

          Enfin pas mal de personnes des Troglo, qui ont apparemment la vraie vision du libre à tes yeux, furent présentes avec nous jusqu’à la presque fin du rangement, et nous avons eu de très bons rapports avec eux, malgré quelques différences d’interprétation sur quelques points dont nous avons eu l’occasion de discuter. Discuter, oui, en toute amitié ! Pas juger vertement et froidement ("défaite du libre"), échanger, quoi… Ils ont en majeure partie largement apprécié la fête, c’est en tout cas ce qui est ressorti de nos conversation avec eux. Parfois, l’extrémisme met des oeillères.

          Voici pour ma réponse (personnelle) à ta description de la fête que nous avons proposée. Au plaisir de fréquenter prochainement celle que tu nous proposeras, très franchement, pour, je l’espère, constater à quel point nous étions dans le tort et que ta vision est finalement la plus juste.

          P.S. Pour la question des diggers, me permettant de douter que tu aies vécu à San Francisco à la fin des années 60, je pense donc connaître au moins aussi bien que toi…

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        • La Dé-fête du Libre 5 septembre 2007 12:09
          Touche ta chatte et profite s’en pour enlever le balai que t’as dans l’cul…

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    • un grand merci aussi… 20 septembre 2007 12:50, par mumu
      je tenais moi aussi à saluer tout le travail accompli par tous les organisateurs, quel boulot ! Un grand merci pour ces 3 jours d’échanges, de partage, de rencontres, de liberté… Mille images et sons me restent en mémoire, ce fut vraiment une expérience passionante… J’éspère qu’il y aura une Fête du Libre en 2008, et je me porte déjà volontaire pour donner un coup de main ! Bravo aussi pour les enregistrements, leur qualité est parfaite, et c’est trés simple à télécharger. C’est génial de se replonger dans l’ambiance et d’écouter Les Sarkofiotes, Jean claude Lalanne, le mix de Tournesol, et tous les autres, tranquille à la maison ! J’ai pris quelques photos, à quelle adresse puis je vous les envoyer ? Enfin, encore merci, à trés bientôt, j’éspère, pour de nouvelle aventures ! Mumu. (la copine de Guilhem)

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  • D’abord merci !

    30 août 2007 18:18, par Zacharie
    En effet, c’était vraiment énorme, trois jours de plaisirs mais je me pose une question, esque le bilan financier est aussi correct ? ’fin en gros, esque le principe du prix libre marche ? ca serai génial de revoir cette fête en 2008. Un grand bravo tout de même pour l’organisation.

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    • D’abord merci ! 31 août 2007 12:06, par Leteufeurfou
      Oui un bien bo tekos ! Sera-t-il possible les prochaines fois de faire durer, avec des sons sur le parklng ? (msg depuis un phone mobile ds le train)

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      • Exactement ! 1er septembre 2007 15:38, par Tournesol

        Oui, en fait, pour la prochaine fois, on supprime la fête en elle-même : les décos, les concerts, les débats, et tous ces trucs inutiles… Et puis on mise tout sur le parking ! Plein de sons de tekos partout, et pas trop décorés surtout, pour faire attention surtout au son qu’ils diffusent, que de la balle ! Et on fait durer le tout 3 semaines (au minimum !).

        Yeah, 3 semaines sur un parking, je m’y vois déjà ! Le mieux, pour ça, c’est même un parking de supermarché, non ? Comme ça, on peut acheter de la bière direct et pas manquer de rien ! Et puis le blé (bio) fauché, ben ça pique les pieds ! Pas moyen de s’assoir ou de se mettre en sandales… Quel dommage ! Mieux vaut un bon parking en goudron pour faire dance-floor…

        Excellent ! Vive le libre !

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    • Ca marche 2 septembre 2007 08:07, par Tournesol
      Bien sûr que le principe du prix libre fonctionne. Tout a pu être remboursé, et les intervenants qui l’ont souhaité ont été défrayés.

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  • D’abord merci !

    2 septembre 2007 14:03

    Sorry on emerge que maintenant ou presque. 100000 merci,nous on a adoré même si on ne souvient plus de tout,on est revenu plein de bonnes énergies chez nous. bon courage pour les éditions futures…. Gros gros bisous

    Ben et Béné

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    • D’abord merci ! 3 septembre 2007 22:46, par Tournesol
      Ben merci à vous. Désolé de vous avoir fait attendre si longtemps pour jouer… Les difficultés de la mise en place… Vous reviendrez, j’espère ?

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  • Le prix du libre (0)

    11 septembre 2007 16:20, par Libre

    Bon je vais les caser là mes remarques… on verra bien… (j’arrêtte de fignoler les précautions)

    Le prix du libre Quelques éléments de reflexions issus d’une fête du libre

    Préambule :

    Bon alors oui c’est vrai je me suis bien amusé, j’ai rencontré des gens et y avait de la musique c’était la fête et tout et tout et tout… Bon d’accord et pour ça merci oui à tous et à toutes qui étiez là et aussi à les autres qui n’étiez pas là…

    Cela dit si c’était à refaire je dirais « Non ! » ou plutôt "pas comme ça !" Je tente ici d’expliquer pourquoi en présentant ce qui limite le libre dans une rencontre.

    Je donnerais donc l’impression de privilégier les aspects négatifs de cet événement au détriment de ce qui était bien alors que je suis d’accord aussi pour dire que cette fête était « réussie » , ce n’est pas de l’ingratitude… je considère simplement que les points positifs on été largement évoqués ailleurs (comme ici par exemple :

    Je le fais parce que ça me tiens à coeur mais surtout pour qu’on puisse réfléchir et avancer ensemble engager le débat avec toustes celleux qui se sentent concerner par les problématiques du libre et leurs diffusions dans le monde actuel , pour interroger le bien fondé de telles rencontres, leurs portées et leurs limites… pas pour faire des leçons , ni des reproches à qui que ce soit !

    C’est bien sûr complètement subjectif donc ça n’engage que moi, je ne parle pas au nom d’un groupe ni ne représente personne. Je ne détiens pas la vérité, je ne prône aucun discours, je ne me revendique d’aucune idéologie et je ne cherche à convaincre personne. J’ai juste besoin de partager des questionnements et des pratiques , de créer les possibilités de ce partage et éventuellement de forger de nouvelles complicités qui nous permettront d’aller plus loin dans les vastes étendues du libre …

    Merci de la compréhension de ces quelques préalables…

    Voir en ligne : libre et gratuit

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  • Le prix du libre (1) - Limites de l’organisation

    11 septembre 2007 17:17, par Libre

    Limites de l’organisation

    Tout ce qui détermine une rencontre la termine.

    Si je met un stand entre nous j’établis un type de rapport qui ne nous suppose pas forcément à égalité. Pareil lorsque je surélève une scène, que je parle ou chante dans un micro ,que j’utilise une certaine quantité d’électricité, que je dessine des espaces… Tout cela évidement conditionne ce que va être la rencontre.

    L’équation est la suivante : Plus je détermine au préalable moins chacun-e se sentira libre d’improviser le moment venu.

    Plus j’organise plus je choisi la place des autres, moins je les laisse libre de la choisir eux-mêmes.

    S’il y a des mécontents il viendront s’en prendre à l’ O.R.G.A ("l’O.R.G.A c’est toi !" jeu de l’ordre et du chaos) et n’auront pas forcément à remettre en question leur propre mode de vie - surtout si celui-ci sabote par ailleurs des initiatives « libres » ("Si quelqu’un réclame le responsable c’est lui le responsable !" dicton diggers)

    Le pire c’est quand tout le monde est ravi que ce soit si bien organisé, qu’on ai plus qu’a mettre les pieds sous la table et à se laisser être public du libre , bref qu’on ai plus qu’a consommer ! C’ est tellement plus simple ! Tellement plus pratique ! Parce que c’est tellement habituel de se faire donner sa place… Puisque c’est ce qu’on subit partout en famille, à l’école, au travail et dans toute les sociétés.

    J’estime que le libre n’ a pas besoin de spectateur-ices,

    pire : je pense que les spectateur-ices tuent le libre !

    Bien sûr si on avait juger utile de rêver, on aurait put envisager d’inventer tous-tes ensemble où, quand, comment, pourquoi et avec qui se rencontrer… C’eut été certainement plus libre, mais tellement plus risqué.

    Par ailleurs j’aime aussi faire le touriste, l’anonyme du public…etc c’est tout à fait reposant… mais je ne le fais toujours que par défaut et j’attends la moindre occasion d’en être libéré . Je pensais que la fête du libre en était une…

    Une fête du libre ne devrait pas être organisée, elle devrait être improvisée entre tous ses participant-es et rendre sa consommation impossible. Ou au moins toutes les présences devraient pouvoir décider à égalité de comment on s’organise

    Voir en ligne : Ce tract de l’an 01 résume en mieux ce que je veux dire !

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  • Le prix du libre (2) - Contre les évènements

    11 septembre 2007 17:32, par Libre
    « D’abord la fête c’est un moment extra-ordinaire qui permet à l’ordinaire de perdurer et ça c’est plus tenable ! »

    ON conçoit un évènement qui servira de catalyseur de toutes nos frustrations : une fête, un carnaval, une émeute, un contre-sommet… etc Et par la vertu de cet « évènement » on supportera tout le reste plus ou moins confortablement en fonction de sa position social.

    C’est même « l’évènement » qui justifiera toutes les misères et les souffrances engendrées par l’organisation sociale et lui permettra de perdurer coûte que coûte.

    Ce qui transforme les rencontres en événements s’appelle la culture.

    La culture est ce qui enterre le présent dans un cadre .

    Ce qui à coups de normes, d’institutions et de rituels réduit le monde à sa représentation.

    Il suffit de regarder la somme des évènements d’une année pour constater l’horreur à laquelle ON se condamne : naissances, anniversaires, mariages, promotions, enterrements, commémorations, pendaison de crémaillère, bizutage, mardi gras, dimanche et jours fériés, départ en vacances, départ à la retraite, voyages, journée de la terre, journée de la paix, journée de la femme, journée sans télé, journée sans achat , journée du refus de la misère, téléthon, fête de Noël , du premier de l’an ,de pâques, fête des mères, des pères, des grands-mères, des amoureux-ses, fête du libre ( ?) … (argh !)

    Si on veut s’allier au mouvement du libre ou à un geste de libération, il faudra nécessairement se défaire de ces jeux d’apparences .

    Cesser de remettre à plus tard ce qui nous a toujours manqué : suffisamment de présence et d’amour pour ne pas être ni se rendre esclave !

    Je dit que mes pratiques tendent à devenir plus libres, quand je défait un peu des contraintes et des limites que je leur supposait au préalable.

    Quand on commence à se défaire de quelques limites il n’ y a pas de raison de s’arrêter en si bon chemin !

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  • Le prix du libre (3) - Sortir de la consommation

    11 septembre 2007 17:37, par Libre

    Un certain Vaneigem à dit :

    « Celui qui consomme se consume en inauthentique ; il nourrit le paraître au profit du spectacle et aux dépens de la vraie vie. Il meurt où il s’accroche parce qu’il s’accroche à des choses mortes, à des marchandises, à des rôles. Tout ce que tu possèdes te possède en retour. Tout ce qui te rend propriétaire t’adapte à la nature des choses ; te vieillit. Le temps qui s’écoule est ce qui remplit l’espace vide laissé par l’absence du moi. Si tu cours après le temps, le temps court plus vite encore : c’est la loi du consommable. Veux-tu le retenir ? Il t’essouffle et te vieillit d’autant. Il faut le prendre sur le fait, dans le présent ; mais le présent est à construire. »

    On ne peut pas prétendre à la moindre remise en question du monde marchand si par ailleurs consciemment ou non on en nourrit le coeur qui est le fait de CONSOMMER sa vie ou de faire de son temps un produit exploitable.

    Mais d’ailleurs qui a dit que le libre était contre le système ? Peut-être n’est-ce là que l’ultime stratégie du spectacle de récupérer dans l’oeuf les dernières formes envisageables de sa contestation ?

    Le libre semble devenu en peu de temps le nouveau divertissement d’une population qui serait tentée de remettre en question ses habitudes de consommation mais sans trop toucher ni à ses habitudes ni à la consommation !

    On a beau être pour « l’autonomie », « la liberté », « la rencontre » (toutes ces belles choses, toutes ces belles phrases…) on les tue plus sûrement qu’une quelconque pub en en faisant des objets de délibération, de gestion et de consommation, bref,des produits comme les autres !

    Car on a beau s’être apposé le beau titre de « fête du libre » , rien ici n’ échappe au consommable , au spectacle et à sa routine écœurante (à part évidemment quelques instants de rencontres imprévisibles dont la vie a le secret …)

    Si on suppose qu’une rencontre puisse être libre , on ne devrait pas la conditionner au préalable ni en déterminant des rôles qui limitent les interactions (organisateur-ices, intervenant-es, public) ni des espaces qui conditionnent les rapports (stand, bar, scène…) et personne ne devrait y venir avec des idées préconçues !

    La fête du libre devrait être celle de chaque jour, de tous-tes et de partout et bien sûr on ne l’appellerait plus fête du libre mais la vie et ce serait là enfin une vraie célébration unanime !

    Et je dis cela non parce que je serais un utopiste extrémiste radical égaré d’une quelconque avant-garde mais parce que ceci pourrait constituer une boussole qui indique le nord et toutes les directions possibles dans une époque où ON ne sait plus si ON doit lutter où mieux tirer son épingle du jeu.

    Bien sûr on a plein de bonnes idées pour s’en sortir et c’est bien sympa de partager cette malice autour d’un verre.

    Mais si ce mouvement dit du libre n’est pas prés à questionner ses propres limites (petit réseau, ghettoïsation, spécialisation, préjugés, auto-censure… ) je crains qu’il devienne un frein considérable au possibilité concrète de se libérer.

    Voir en ligne : Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations

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  • Le prix du libre (4) - En finir avec le conformisme

    11 septembre 2007 17:49, par Libre

    Une façon qu’ ON a parfois de refuser une rencontre qui impliquerait soit de préciser sa position soit de remettre en question son point de vue sur le monde est de « ranger » l’autre dans un tiroir.

    L’un de ces tiroirs les plus en vogue et les plus facile à verrouiller est celui de l’extrémisme et/ du radicalisme. J’en parle en connaissance de cause, vu que je me fait souvent traiter de la sorte. Personnellement je me vois plutôt comme un fainéant mais je déteste toutes les étiquettes y compris celle que je me colle à moi-même…

    Rappelons qu’un extrême est relatif à un milieu, une moyenne et que radical est lié aux racines, évoquant surtout un degrés de détermination.

    Le rejet des pratiques dites extrêmes ou radicales va de pair avec une restriction de ce qui est admissible dans les normes. Ce rejet est une nécessité du pouvoir !

    Pour qu’une idée extrémiste - comme par exemple, il y a quelques siècles l’idée d’abolir l’esclavage, ou plus récemment d’accorder le droit de vote aux femmes…etc - pour que l’idée donc, puisse être d’abord entendue, puis comprise, avant d’être enfin acceptable pour venir s’inscrire dans les lois ou les constitutions des états et lui permettre de se « réaliser » à un certain niveau du réel et/ou devenir une nouvelle norme qui rende son inverse impensable il faut mener certains combats.

    L’un de ces premiers combats est de faire entendre l’idée au détriment de ce qui « spontanément » tend à la réduire au silence : les lieux communs, l’habitude, le conformisme, le refus de penser…

    On a vite fait de dépasser le seuil de ce qui est socialement acceptable dés lors qu’on propose une critique de ce qui fonde le social et l’acceptable…

    De la même façon qu’un sport extrême est un sport qui procure plus de sensations en mettant plus la vie quotidienne en péril, une idée extrême serait une idée qui procure plus de remise en question en mettant plus les lieux communs en péril.

    Je propose d’abolir les rapports marchands et les logiques de consommation et cela entre autres pour réduire ce qui permet à quiconque de contraindre ou d’asservir un autre . Je ne vois pas ce qu’il y a d’extrême la dedans…

    Le fait de faire cette proposition de façon pratique en vivant pratiquement sans argent en favorisant l’échange et le don dans ces relations, en créant des zones de gratuités et des oeuvres anonymes et gratuites n’est pas une démarche extrême , elle ne met en péril que les à-prioris et les pré-jugés.

    La fin de toute économie au profit du don est une évidence à venir ! Le fait que la vie est un don sera entendu tôt ou tard et d’une manière ou d’une autre, car c’est un fait !

    Considérer aujourd’hui ce fait comme relevant de l’extrémisme ; traiter celleux qui vivent sans argent de radicaux et traiter d’utopistes celleux qui appellent l’abolition de toute économie ne sert à rien d’autres qu’à retarder la réalisation d’un monde un peu plus vivable !

    Voir en ligne : Petit manuel d’Insurrection arithmétique à l’usage des petits nombres

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  • Le prix du libre (5) - Le consensus à tout prix

    11 septembre 2007 17:59, par Libre

    Un autre moyen d’esquiver la rencontre est de prôner le consensus à tout prix, de dénier les clivages existants.

    C’est la démocratie à l’oeuvre, la grande entreprise de nivellement par le « tous ensemble ouais ! »

    Si j’oeuvre à abolir les rapports de consommation dans ma vie et que l’autre en face de moi travaille à les renforcer au quotidien, alors on est peut-être pas dans le même projet en train de marcher main dans la main vers le même avenir et pour se rencontrer vraiment, il faudrait au moins qu’on en parle…

    Mais si l’autre me dit : "Mais non on est d’accord dans le fond, ça c’est des querelles de chapelle, faut pas être trop radical, faut pas se diviser la dessus…etc" ou beaucoup plus subtil « Je suis à fond d’accord avec toi et c’est super ce que tu fais et malgré nos quelques différents nous avons pleins de points communs ! »moi j’ai l’impression qu’il refuse le dialogue par peur du conflit ou de la remise en question…

    Alors j’y dit que le conflit ça peu être positif , ça peut nous faire avancer dans nos critiques, dans nos idées, choix et positions, faut pas en avoir peur plutôt se dire "O.K on est pas d’accord sur tout, peut-être qu’on voit pas les choses pareilles, ou au même niveau…super ! c’est l’occasion d’évoluer, allons-y ! Précisons nos positions et rencontrons-nous !"

    Mais l’autre y veut pas, y dit "Mais non la rencontre doit pas se passer comme ça : on doit être d’accord et s’épauler, être solidaire et passer un bon moment ensemble et puis c’est fini…"

    Alors après c’est foutu pour moi parce que tout ce que je vais dire passera pour des attaques personnelles, l’autre aura l’impression que j’ai fait rien qu’à critiquer sa manière de faire et que j’suis un sale extrémiste-radicaliste-jusqu’auboutiste de merde et arrogant avec ça et moi j’aurais l’impression que la rencontre n’a simplement pas eue lieu..

    Et on sera tous les deux frustré-es ! argh ! Comment sortir de cette impasse ???????????????????????????????????

    Voir en ligne : Sémantique Générale sur Wikipédia

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  • Le prix du libre (6) - Normalisation et marginalisation

    11 septembre 2007 18:11, par Libre

    Alors qu’individuellement la presque totalité des personnes interrogées n’aurait rien contre, à priori, l’abolition des profits et de la misère chacun-es dira qu’il s’agit d’utopies irréalisables compte tenu de la situation actuelle.

    Comme si la réalité n’était pas faite de ce que nous en faisons mais des contraintes que nous lui supposons.

    Personne aujourd’hui ne peux plus dénier les méfaits du néoliberalisme pourtant chacun-e pense qu’on ne peut plus s’en défaire sans commettre un crime.

    Chacun-e dit vouloir la fin immédiate de l’économie de marché mais que s’en donner les moyens concrets c’est être terroriste.

    Chacun-e réclame la paix mondiale mais que s’acharner à la réaliser c’est être utopiste !

    Un système dominant et dominateur a tout intérêt à contrôler puis à éradiquer les germes de ce qui pourrait l’abolir. Il devra, en usant de tout l’art subtil des gouvernements , laisser vivre certaines formes de pseudo-contestation sans réel danger pour donner l’impression de l’existence d’un contre-pouvoir et justifier ainsi l’éradication de ce qui pourrait constituer une véritable offensive.

    Un moyen pour procéder à cette éradication est de renforcer le conformisme «  inné » d’une population autour de normes comportementales, culturelles et physiques de plus en plus restreintes et contraignantes , de renforcer cette norme par la répétition à outrance de messages et d’icônes stéréotypées à travers les médias, la publicité, les informations… etc

    jusqu’à ce que la réalité soit pourrie par sa représentation.

    Jusqu’à ce que tout geste, voir toute pensée « a-normale » devienne insupportable.

    Progressivement les corps et les attitudes sont mises à l’écart, marginalisées puis exclues ou éliminées.

    C’est un des effets de ce procédé d’éradication de la différence qui donne l’impression d’être surpris quand on propose quelque chose d’aussi simple et logique que l’arrêt de nos peines par l’abolition de ce qui en est l’instrument : le système marchand, le système pénal, les lois, les états, les armées, les frontières, l’argent…

    C’est ce processus qui maintien hors de la vue du commun, touts-tes celleux qui perçoivent, communiquent ou vivent selon d’autres normes (handicapées, vieilleux, follous, deviant-es, illuminé-es, extrémistes…).

    C’est cette logique qui nous amène à « nous » protéger d’une femme dont l’expression de la rage avait dépasser le cadre du « normalement tolérable »*

    C’est ce même procédé qui nous pousse à se tenir à distance des émotions trop fortes, des attitudes trop exubérantes, des amours trop fous !

    C’est par là qu’ON se maintient dans une sorte d’hypnose tiède qui peut nous faire passer la consommation pour un acte NORMAL !

    C’est ce qui nous emmène à penser : « CALME -TOI ! » dans un monde qui réclame à chaque instant : « EMPORTONS-NOUS ! »

    C’est ce qui fait que finalement rien ne change et que la liberté n’existe pas !

    *:je fait référence à un incident que je ne peux me résoudre à considérer comme anodin tant il me touche personnellement : Une femme était particulièrement déchaînée et exprimait presque en permanence une rage incompressible qui ne semblait jamais vouloir s’apaiser. Elle avait de grands gestes très théâtraux et menaçants (au point de piquer la vedette à Ludo-le-jongleur-fou qui à coté d’elle ne paraissait pas si fou…). Finalement plusieurs gars sont venus l’emmener jusqu’à une camionnette de pompiers ou de premiers secours, gyrophare allumé. D’aprés ce que j’ai entendu elle serait dans cet état depuis la veille et ne semblait pas prête à entendre raison. J’ai été témoin de sa démonstration de rage pendant le spectacle de Ludo. Je n’ai pas cherché à rentrer en contact avec elle parce que j’ai supposé que c’était impossible. Quand elle a été emmené je n’ai pas bougé, j’ai pensé quelquechose comme « merde ! ça devait arrivé ». Moi aussi en fait j’avais un peu peur qu’elle se fasse mal, ou qu’elle blesse quelqu’un et ça me rassurais aussi qu’elle soit mise à l’écart pour ne plus être confronté à une telle puissance d’expression de soi, à une rage que je connais intimement sans jamais pouvoir l’exprimer ainsi… Je me sentais lâche et avec horreur je contemplais chez nous toustes la complicité dans la lâcheté à laquelle notre quotidien nous astreint chaque jour. Chaque on voudrait crier et chaque jour on sourit poliment ! Avec du recul je m’en veux pour tout ça : je n’aurais pas dut supposer, ni avoir peur d’une telle force… Je n’aurais pas dut rester témoin de la situation, j’aurais dut y prendre part, peu importe comment (j’aurais peut-être dut crier moi aussi, ou faire sortir ma rage !) mais je n’ai pas bougé d’un poil , je n’ai plus le droit qu’au regret qui évidemment ne serve à rien. Chaque fois que j’assiste à un enlèvement (quelle qu’en soit la nature…) je reste les bras ballants, la bouche ouverte avec un vide dans le cerveau (« Qu’est-ce que cette situation à laquelle je devrais faire face et à laquelle je ne peux pas faire face ? ») c’est pour moi ce qui résume mon angoisse existentielle : être condamner à l’état de consommateur passif d’évènements spatio-temporels et ne plus être acteur de ma propre vie. J’ai aussi été enlevé et « placé » en H.P pour comportement hors-norme alors même que ma conduite n’était pas dangereuse ni pour moi ni pour autrui, juste « incontrôlable ». J’avais personnellement le sentiment d’explorer un niveau de réalité qui m’était jusque là inconnu, autant dire un bout de ma liberté. Depuis j’ai appris à esquiver certaines instances de contrôle et à simuler la raison pour pouvoir bénéficier d’une liberté conditionnelle. Le fait d’un tel incident dans le cadre d’une « fête du libre » n’a rien d’anodin, c’est le symptôme de la piètre idée que nous nous faisons de la liberté.

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  • Le prix du libre (7) - Appel à contributions

    11 septembre 2007 18:34, par Libre

    Ce serait bien que chacun-es qui voit dans le mouvement du libre autre chose qu’une nouvelle mode, autrechose qu’un nouveau divertissement pour les bobos du virtuel, autrechose qu’une occasion de faire la fête, autrechose même qu’une sous-culture…

    S’exprime sur les repères et les horizons que se donne ce mouvement…

    …oui ce serait bien…

    … Avant qu’il ne soit récupéré par des "spécialistes du libre", des "intellos du libre", des "belle-aux-parleur-euses du libre", des "chevalier-es du libre", des "représentant-es du libre", des "organisateur-ices du libre", des "entreprises du libre" … (choisis ta case… moi j’ai trouvée la mienne…)

    Bon voilà c’est une invitation maladroite à manifester plus ouvertement sa-ses positions - qui peuvent changer comme tout dans l’univers - de manière à ensemencer l’océan du libre d’une infinité de réalisations concrètes témoin de l’infinité des mondes possibles pour que nos libertés s’étendent elles aussi vers l’infini !

    Libre à vous

    QUE TOUT VOUS SOIT POSSIBLE !

    Voir en ligne : libre et gratuit

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    • Le prix du libre (7) - Appel à contributions 11 septembre 2007 21:03, par Didier
      Et ben dis donc ! Tant de choses à répondre…Si peu de temps… J’aime bien tes mots, parfois ( parce que) maladroits, Libre. Les Diggers disaient aussi 1% Libres. C’est déjà du boulot… Tu veux le 100%. Libre à toi… Ton texte est beau. Il me fait résonner plein de choses. les situs, les Diggers, un mois de Mai…. Il y avait pas mal de monde à Sarzeau pour qui ces mots ne veulent rien dire. Tant pis ? Tant mieux ? Demandons l’impossible, mais prévoyons un délai. Ne cherchons pas la panacée. Dans un monde de liberté, l’ordre n’a pas de place. La fête idéale, l’orga - ou la non-orga, qui est souvent la même chose - qu’importe… Cela a été ? cela doit être encore. Ou cela ne sera plus. autre chose…autrement. Ici , ailleurs…. Mais tes mots sont là, où ils devaient être. Merci à toi, Libre. Que ces mots fassent leur chemin.

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      • "la vie est un sport de contact" un mégalo parmis les dieux 12 septembre 2007 16:06, par sujet à débats ?!?

        Parfois il suffit de mener des actions individuelles chaque jour.. cultiver la cellule autonome….pour se sentir juste vivant et non libre .. d’ailleurs je ne sais ce que cela veut dire.. "libre".. galvaudé certes mais de là à pouvoir lui "re"-donner un sens… Laissons cela à la pègre universitaire… Je ne lis pas les philosophes car j’ai toujours eu la conviction que la philosophie est la vie et qui d’autre à part nous-même ..la vivons. Nous sommes ,chacun(e) l’unique maître(sse) de notre réalité et uniquement de celle-ci.. Dépasser ce cadre et ainsi prétendre détenir la vérité, c’est tenter le droit d’ingérence sur autrui. C’est d’autant plus horrible qu’il n’existe aucune autorité suprahumaine pour justifier qu’un tel ou une telle se permette la moindre prise de pouvoir. Un exemple d’entité supra humaine : la PEUR. Et celle là mes ami"es" est loin d’être dépassé. Il fut interressant de mettre à l’épreuve ses valeurs qui sont "faire confiance", "ne pas juger" et "prendre le temps du plaisir". Et bien que cela est bien "marché" .. cela ne fût pas de tout repos…et je n’ai pas récuperé en euphorie ce que j’y ai laissé en énergie.. bilan énergetique pour moi Négatif.. J’en suis ravi sachant qu’un bilan pareil va entraîner une suite d’évenements heureux et d’actions efficaces !! :-)

        …..le mot "merci " est un mot outragieux quand on se réfère à son histoire..

        http://fr.wiktionary.org/wiki/merci

        l’homme libre est un homme "sans merci"

        Cela n’engage que celui qui l’écrit

        ciao à toutes et tous

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    • Le prix du libre (42)- Appel au doute ! 16 septembre 2007 17:43

      Et la vie suis son cours imperturbablement…

       ?

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    • Le prix du libre : ma réponse 23 septembre 2007 19:33, par Tournesol

      Cher Libre,

      Je suis personnellement très heureux que tu aies mis ton grain de sel dans cet espace de discussion post-"fête du libre", qui est avant tout un espace de réflexion aussi. Je suis d’autant plus heureux que tu l’aies fait aussi durant ladite fête à de nombreux moments, toujours à propos, selon moi, avec ta sensibilité, tes opinions, tes credo, tes valeurs et ton franc-parler. C’est encore une fois ce qui peut qualifier ton intervention présente à mon sens.

      Nous devons évidemment utiliser cet espace pour avancer, penser au futur, même si le bonheur d’avoir partagé ensemble est aussi important à relater ici pour beaucoup d’entre nous dans un premier temps, et qu’il se manifeste parfois par une pléthore de "mercis" et de descripions emphatiques. Revenir sur l’ethymologie du "merci" comme certains font ne me semble pas judicieux en soi, l’éthymologie pouvant faire dire tout et n’importe quoi aux mots, et l’essentiel étant la compréhension de l’idée et son partage. Les petits mots de remerciements que nous avons adressés de part et d’autres n’ont jamais été des actes de soumissions… M’enfin… Parenthèse fermée.

      Cela pour dire que j’ai bien compris tes précautions, le fait que tu aies trouvé cette fête « réussie » mais que tu souhaites dépasser le cadre de ce simple constat pour aller plus loin, bien plus loin, ce qui est tout à ton honneur et tout à notre avantage commun !

      J’ai souhaité moi aussi prendre le temps de te répondre à tête reposée et pas dans la foulée de la lecture de ton riche texte. Comme je te l’avais dit lors de cette rencontre, où le temps a malheureusement manqué pour que nous échangions plus longuement (ce qui n’est que partie remise, je l’espère), je suis d’accord avec de nombreuses visions que tu présentes, je les partage sur de nombreux aspects, et ce loin du consensus mou que tu dénonces très justement et d’une certaine obligation presque "politiquement correcte" d’un accord censément "obligatoire" entre toutes les parties présentes à cette fête.

      Mais je pense qu’à la base, nous sommes partis sur une différence majeure d’intention. Je m’explique : je pense que ta vision d’une fête du libre idéale est tout à fait possible à réaliser, mais nous sommes partis à la base sur l’intention d’inviter à cet événement un nombre assez important d’acteurs(rices) dont beaucoup ne seraient pas sensibilisés à nos problématiques, ou peu, si peu (nous le savions, nous en étions persuadé(e)s). Le but n’était pas de les présupposer comme des spectateurs(trices) uniquement, même s’il était évident que certain(e)s le soient de leur fait (à eux(elles)-seuls(e)s), mais d’en faire de futur(e)s acteurs(rices) pour le présent et le futur ! Quelques jours de partage d’idées, de manières de faire, des petites graines apportées par chacun(e) et destinées à germer un jour, peut-être, plus tard, tout de suite, demain… Et tout le monde était concerné, loin d’une idée de séparation public/spectateur(trice).

      N’est spectateur(trice) que celui(celle) qui désire l’être !

      Et partir sur ce style d’idée, ouvrir volontairement au plus grand nombre me paraît impossible sans un minimum d’organisation préalable, fut-elle basée sur des clichés malheureux (bar, entrée, début, fin, scène, espaces, stands…).

      J’aimerais me tromper (je souhaiterais que tu me convainques du contraire par un autre événement, par exemple), mais les rares occasions où j’ai pu vivre des événement proches des fêtes libres idéales dont tu parles étaient toujours des moments où le public était limité (voir très limité) en nombre, où il disposait de temps devant lui, de liberté de mouvement et d’action (donc pas d’obligation contractuelles, de travail, ou autre). Donc un public déjà, que tu le veuilles ou non, "normé" : sans travail, squateur, traveller, ou autre, (ou en vacances, carrément, tiens…) et dans un lieu lui aussi "normé", car non prêté et non soumis à conditions, utilisable un certain nombre de temps sans contraintes (une propriété privée, un spot de free party, un squat…).

      Parenthèse : Didier et Nathalie, nos hôtes, soit dit en passant des personnes formidables, nous ont prêté ce terrain avec des obligations minimum et bien justifiées (le fauchage de l’herbe est intervenu une semaine avant, les génisses en sont parties dans la foulée, nous devions rendre l’endroit très propre, évidemment, assez rapidement, donc obligations de dates, et puis des demandes officielles en préfecture, en mairie, tout ce qui faisait que nos hôtes ne seraient pas dans l’illégalité mais qui faisait aussi que nous étions soumis à des contraintes…). Fin de parenthèse.

      Et surtout il faut une autre norme : des gens pétris de respect et d’engagement ! Nous avons oeuvré pour que la bouffe et la boisson puissent être à disposition sur la fête. Imaginons : enlevons les tables, les stands, les bars, laissons 1000 personnes libres de se servir dans la soirée, donner en prix libre dans une boîte discrètement posée dans un coin, sans gérer quoi que ce soit de ce flux continu qui envahirait immanquablement les lieux et revenons à la fin ramener les fûts vides au fournisseur… avec les quelques centimes que l’on aurait récolté (si la caisse n’a pas été volée !). je parle (malheureusement) en connaissance de cause… Tout ceci n’est possible qu’entre convertis… Et qu’en petit nombre…

      Laissons la scène (que nous aurons supprimée) et la sono complètement libre au bon vouloir de chacun(e), et nous rendrons les enceintes crevées et les amplis grillés à nos amis généreux prêteurs… Regarde, une demie-heure de confiance sur scène et 6 micros doivent être remboursés de notre poche à des amis qui attendent toujours (nous avions contracté une assurance, pas très libre, tout ça non plus, mais légal quand nous invitons autant de monde…).

      Tout cela, nous n’étions pas parti là-dessus pour cet événement. Nous souhaitions inviter aussi des paysans (pris par de nombreuses contraintes, peu disposés à passer une semaine de temps pour monter une fête avec nous), des salariés, des touristes lambdas, des étudiants… bref, ne fermer la porte à personne, même s’il ne s’agit pas à la base de fermer des portes dans ce que tu proposes, il en est forcément qui ressortent, et oui… Des catégories de gens, "sensibilisés", "respectueux", "ouverts", sans obligations le temps de la fête… Des catégories de lieux, sans contraintes de dates, d’obligations…

      J’aimerais tant que tu me prouves le contraire ! Mais je pense que pour organiser le type de fête du libre idéale que tu proposes il faut absolument partir sur d’autres bases que celles que nous nous étions fixées et donc se refuser l’ouverture à tous (malheureusement), mais aussi le partage au delà de l’événement (qui justifie aussi le passage d’un micro, autre barrière dis-tu, pour les enregistrements des débats et concerts en téléchargement sur le site internet), et n’en faire l’écho qu’aux convertis qui y auraient participé. Le micro était néanmoins ouvert à tous, je ne pense pas que cette idée puisse être remise en cause.

      Autre sujet sur lequel je remets un peu en question tes propos : l’idée d’une séparation acteur(trice)/spectateur(trice) qu’il faudrait remettre en cause. D’une part, cette fête a proposé bien des espaces et occasions où chacun(e) pouvait s’exprimer librement sans barrière de scène, de micro, de stand, ou autre (ce qui a été largement fait partout sur le site), et d’autre part je reste personnellement persuadé que certains spectacles, certaines activités artistiques, certaines présentations ne peuvent exprimer toute leur essence, être comprises, être acceptées que dans une situation de public/spectacle… Le jeu est justement de se glisser l’espace d’un moment dans la position du public, ce que l’on accepte ou non de faire (le truc pour s’en détacher étant de tout simplement de quitter ce rôle et de partir, comme de quitter une salle de cinéma). J’éprouve de grandes jouissances sur des spectacles où j’accepte de jouer le spectateur en oubliant tout rôle d’acteur jusqu’au bout… Dois-je les abandonner sous prétexte que cela va à l’encontre d’un concept totalement "libre" ? Dois-je forcément intervenir sur une toile ou une tenture que je trouve magnifique pour marquer le début du "libre" ? Je pense que nous devons nous préserver de ce type de totalitarisme inversé et conserver toutes sortes d’activités, happenings, oeuvres communes comme spectacles plus traditionnels, pour que chacun puisse s’exprimer à sa manière et que chacun(e) puisse y trouver son compte, ce que nous avons tenté de faire…

      Dernier sujet : la régularité des événements auxquels nous nous soumettons, "en esclaves", dis-tu… Anniversaires, fêtes, etc. Simplement, je te rappelle qu’à la nuit obscure succède le jour lumineux, à la chaleur de l’été la froideur de l’hiver, et que nous sommes ainsi faits, soumis à des rythmes, dont nous pouvons néanmoins tirer nombre de bienfaits… Chacun est libre de choisir les siens, de se créer ses zones de compréhension de son monde à sa guise, des dates-phares, fétiches, qui peuvent être très personnelles ou collectives… Mais je n’y vois pas un mal en soi… J’y vois une volonté de vivre son monde et de le sentir… 10 ans de Troglo, 10 ans d’Elabo, 15 ans d’Öko System, on s’en fout ! Ce ne sont que des prétextes… Et dans ces cas, ils ne sont pas marchands… Si ?

      Pour le reste, je suis absolument d’accord avec la plupart de tes propositions et de tes remarques. Je répète que j’aimerais vivre le type d’évémenement que tu décris à grande, très grande échelle, et pas en tout petit nombre comme j’ai eu l’occasion de le vivre.

      Seul bémol et petite remarque supplémentaire : sur l’événement que tu relates à propos de cette demoiselle qui fut emmenée par les pompiers, je ne souhaite pas rentrer ici dans les détails, mais elle n’a aucunement été emmenée de force (les pompiers n’en ont d’ailleurs pas le droit…), elle est monté dans le camion de son plein gré, après en avoir aussi fait la demande à plusieurs reprises depuis la veille à de nombreuses personnes. Elle a récupéré ses affaires, apportées par un de ses proches, le tout après une bonne et longue conversation, sans violence, sans embarquement de force. Le seul moment où elle fut transportée, et auquel tu as assisté, a été pour l’éloigner de la structure en métal sur laquelle elle s’était blessée et souhaitait revenir, et pour l’empêcher de continuer, et il s’est réalisé sans violence. Cet événement a effectivement apporté un malaise certain à beaucoup d’entre nous, et nous avons longuement pesé en nous cette conclusion tout au long de sa présence parmi nous et après son départ.

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  • D’abord merci !

    21 septembre 2007 13:30
    Merci aussi. Aprés avoir lu tous les encouragements, toutes les critiques je ne sais plus que dire.. Je suis trés jeune, comparé a beaucoup d’entre vous qui ont certainement une vision plus mure de se qui s’est passé a Sarzeau.. Donc je vais juste essayer d’expliquer ce qu’on a vécu la bas. Je suis venu avec un ami, celui qui avait une paire de nike au pied.. et oui quand on dit que cette fete a réuni des gens d’horizon divers c’est bien le cas.. Lui est le fils d’une manouche installé dans la campagne normande et moi fils d’agriculteur du meme coin. On ne se doutait pas qu’il y’avait autant d’energie, d’echange, d’activisme et d’amour possible, on ne se doutait pas que tout ces gens existaient.. On etait quelques uns a avoir toujours été comme ça, et la on se retrouve au milieu d’un tas de gens sans préjugé, sans a priori, pret a decouvrir a offrir a discuter.. Et je crois qu’il suffisait de mettre un peu de volonté pour vivre plein de bons moments en ce lieu, libre a chacun de l’avoir vécu differement. On est reparti plein d’idées nouvelles pleins d’envi, plus de projets. Ce qu’on osait penser dans notre coin nous a été confirmé par beaucoup. Le bilan qu’on en a fait tout les deux est que l’on a vieillit de plusieurs années en quelques jours. On a parler non-stop de tout et nimporte quoi avec tout le monde et n’importe qui. Militant(e)s, reveurs(ses), musiciens(), enfants, ermite (merci dédé), punk, crieur, jongleurs(ses), troglos, soudeurs, ibis sacré et plein d’autres. Certain meme etaient tout ça en meme temps, peut etre meme tout le monde ??. Je crois que deux grand sentiments "dirigent" tout les autres : l’amour et la peur, je pense qu’on peu dire que la peur n’a pas eu grande place a cette belle fiesta.. parole parole parole. merci a tous

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